| La fête de l’âne de Zarathoustra, blasphème bouffon (Illustrations de Vladimir Velickovic) L’Harmattan, 2009 |
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| En février de l’an 1885 Nietzsche écrit à l’ami Peter Gast : «Cet hiver est porteur d’un ‘fruit nouveau’, mais je n’ai pas d’éditeur. L’énorme aberration de publier quelque chose comme mon Zarathustra s’est soldée par une aberration égale : comme de juste… Sans doute impubliable d’ailleurs : un blasphème écrit avec l’humeur d’un bouffon.» | |
| *Fleuve renversé GLM, 1959 |
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| « Je voudrais te connaître jusqu’à l’enfance Comme en remontant un fleuve tranquille Jusqu’au village ancien mûri au creux de l’eau Tailladé de contre-jour Ppar-delà l’arche blanche et le gué à fleur de glace — Remontée jusqu’à l’hiver Et la chambre à l’odeur de bois qui rit toute seule Parmi les jouets d’autrefois gauches ensommeillés Devant l’armoire ent’ouverte la glace ironique et vide Le rire au goût de robe Et l’avalanche dans la grange au fil du foin Je descends le fleuve qui monte Je le descends vers sa naissance dans ses plis miroitants et lourds Au long des méandres pesants portant un poids profond et cher Tu seras là Femme prise à la source » |
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