Jean-Pierre Faye

Yumi 14déc10 | 0 commentaire(s) |

Yumi, venue du Japon, n’a pas de mémoire et pas d’histoire.
Seul son visage, devenu caméra, capte le monde qu’elle
parcourt. Mais Yumi ne comprend pas ce monde où, lui dit-on,
des millions d’hommes ont été gazés dans un passé proche.
Entre l’Orient et l’Occident, Hiroshima et les camps de la mort,
Yumi est en quête d’identité. Personne « déplacée », elle va
s’imprégner des narrations tragiques qui jalonnent le paysage
humain et brûler son corps fragile au contact de la révélation
d’une Histoire qui n’avait que la mort comme unique projet.

L’Expérience narrative et ses transformations 16sept10 | 0 commentaire(s) |

Deuxième extrait

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©Jean-Pierre Faye – Editions Hermann, 2010

L’Expérience narrative et ses transformations 16sept10 | 0 commentaire(s) |

Premier extrait

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©Jean-Pierre Faye – Editions Hermann, 2010

Langages totalitaires, la crise, la guerre 15sept10 | 0 commentaire(s) |

texte intégral de la conférence de Cerisy-la-Salle

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Heidegger : La plus grande tragédie philosophique 22juin10 | 2 commentaire(s) |

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guerre trouvée 14juin10 | 0 commentaire(s) |

*guerre trouvée
Al Dante, 1995
« car le sang fait frontière dans deux mondes
incommuniqués. Car il dit le terrain entre les
massifs d’organes . royaume cœur foi poumon
. républiques de viscères vésicales prince gaster
gorge et verge, langue et bronches
géographie apprise et qui pourtant de toute part
. assiège l’envie d’en rire à pleine cervelle »

Grandes narrations de Bourgogne 14juin10 | 0 commentaire(s) |

Cygnes et Signes: autour de « La Bataille de Leda » 06juin10 | 0 commentaire(s) |

Cygnes et signes de Léda

Quel cygne nous aborde au côté de Léda dans les prodigieuses études de Léonard de Vinci, entouré de ses aides –eux qui s’efforcent vainement de traduire en tableaux parfaits ce que lui-même, inlassablement, dessine et esquisse à Amboise sans doute, et à l’extrême limite d’un sourire ?

Sa Léda au commencement ne sourit guère, quand il en a capté le visage, retourné sur sa droite, les cheveux torsadés et comme secoués par le vent.

Mais maintenant elle a rejoint son sourire, ses mains rejoignent le col du cygne, mais le visage détourné, comme souriant de l’effort du cygne qui s’ébat autour de ses hanches, une aile sur la hanche droite,

l’autre simulant du côté gauche un battement d’impossible envol, pour approcher du bec son épaule –monté sur un rocher comme un enfant qui grimpe sur une chaise pour embrasser

Se moquer du dieu cygne, c’est faire signe à ce qui se passe de ce côté droit, où l’aile de cygne enveloppe la hanche de Léda. Cela qui déjà est entrainement vers l’acte d’amour, le geste limite qui est au-delà de soi, ce geste même du par-delà –le signe du geste qui va avoir et trouver son lieu. Ce lieu même qui échappe à toute description, et n’existe que par cela qui vers lui ou en lui, fait signe –

Mais ce qui fait signe aussi à côté, c’est une caméra. La caméra d’un film dont elle, Léda, a l’idée et dont elle dirige le tournage. Un film qui lui est dédié, mais c’est à lui, rencontré fortuitement dans l’aéroport, qu’elle choisit de confier le montage.

Or le pari qu’il ose, c’est de réaliser le montage dans le même temps que le tournage, ou presque aussitôt, presque aux mêmes moments, sur les écrans où il capturait auparavant les signes dans l’astrophysique de l’univers –quasars, pulsars, trous noirs–, mais cette fois pour prendre au vol le plus vivant.

Mais c’est ainsi qu’il découvre en dérive et en danger celle qui a choisi des figurants, pour la bataille qu’elle voudrait filmer –la bataille d’Anghiari, peinte jadis par Léonard dans une fresque disparue, et qui devient aussi la bataille napoléonienne de Montmirail, celle qui s’y substitue simplement dans la conversation. Ces figurants, qui sont les très jeunes ‘khmers bruns’, et qui se sont peut-être hâtés de la capturer.

La caméra, ce chasseur de signes, devient brusquement le cygne violent et violeur. Et c’est la caméra qui vient œuvrer au lieu du dieu.

Mais c’est par elle, et par les deux porteuses de caméra, qu’il veut survenir en vue d’arracher Léda à la blessure du viol de cygne.

Le signe de la caméra se change en cygne –mais qui est, aux mêmes moments, secours et viol.

© Jean-Pierre Faye, 2010 – Œuvres en référence : © Musée du Louvre, cabinet des dessins

Rencontre au Petit Palais le Samedi 16 Février 12fév08 | 0 commentaire(s) |

carton-dinvitation-small.jpg Maison des écrivains et de la littérature  

67, B d de Montmorency 75016 Paris

www.maison-des-ecrivains.asso.fr

Cycle « Au Petit Palais »

Samedi 16 février de 14h 30 à 17 h
Rencontre avec Jean-Pierre Faye, l’opération ou poésie.
Entretien
avec Michelle Labbé, en présence du poète Tibor Papp

Petit Palais Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Avenue Winston Churchill – Paris 8 – Métro Champs-Elysées Clémenceau

Entrée libre dans la limite des places disponibles

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Jean-Pierre Faye, l’opération ou poésie

« Tant va la langue humaine, narrant et décrivant les choses, qu’en chemin elle les change.»
Collectif Change 1972

Jean-Pierre Faye, romancier, philosophe, poète, directeur de recherche au CNRS, est né en 1925. Il écrit de nombreux romans depuis Entre les rues (Seuil,1958), jusqu’à Les Portes des villes du monde (Belfond, 77), La Grande Nap (92) ; des œuvres philosophiques majeures, dont Les Langages Totalitaires réédité en 04 chez Hermann et, chez le même éditeur, Les Voix neuves dans la philosophie (08) ainsi que Le Siècle des idéologies (Pocket, 02). Il est, en particulier, spécialiste de Nietzsche. Traducteur, homme de théâtre, il est aussi poète et a récemment publié Lou des forêts (Trait d’union, 04), Désert fleuve respiré (L’Ariane, 04) Eclat rançon (La Différence, 2007).

Poésie, roman, traduction, philosophie, fondations de revues (Change), de collectifs, de lieux de réflexion, l’œuvre de Jean-Pierre Faye, multiple, inépuisable, noue l’art et l’action !

L’œuvre poétique peut être interrogée dans ses liens avec la multidisciplinarité de la revue Change, où elle se publie (Change fut aussi, rappelons-le, un lieu de recherches de la linguistique, du matérialisme dialectique, de la psychanalyse, de l’ethnologie avec Lacan, Deleuze, Lévi-Strauss, Jakobson…) dans sa subtile relation avec la traduction ou le récit, dans le lacis de ses thèmes : amour-guerre-écriture-ville.

Michelle Labbé, docteur ès lettres, poète (« Météo marine » chez Passage d’Encres/Cahiers d’Ox – 06), novelliste, romancière, elle a notamment publié «Le Bateau sous le figuier » -L’Harmattan, 06), et des articles « Jean-Pierre Faye, L’Opération ou poésie » dans Action poétique (2002), « L’Homme en miettes, La Reprise (étude des récits de déportation) » (Autre Sud, 04).

Tibor Papp, né en 1936 à Tokaj (Hongrie) est arrivé à Paris en 1961. Il est l’un des fondateurs du groupe LAIRE (lecture-art-innovation-recherche-écriture) et des éditions du même nom. Il est l’auteur de poèmes visuels sur ordinateur (« Les Très riches heures de l’ordinateur n°1 » – 1985 – « Versets angéliques » – 2000 -), de poèmes visuels et phonics, et a participé à différentes expositions dont, en 2002 à Angers « Artistes hongrois en France », ainsi qu’au Centre culturel suisse, à Paris.

Heidegger : la plus grande tragédie philosophie – et la crise 07nov07 | 1 commentaire(s) |

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