| *La Sorte (photographies d’Henri Maccheroni) Pleine Page, 2007 |
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| « elles les corps elles les corps féminins
vont augmentant le monde agrandissant les temps les chairs les couleurs et l’ombre . affinant les épaules le modelage des mains qui descendent par les reins et vertèbres jusqu’au delta des fleuves des flux et des sangs .le corps Isis le corps Léonore au rouge de la bouche polype d’univers qui parcourt la paroi en fléchissant toutes constantes et sanglots graves ou hémorragies funèbres .et cris d’animaux ou eaux marines écroulant les demains modulant les futurs où mugit tempête et obombre l’écart noir des jambes les pénétrant dans l’absent .oscillant le mouvant le hasard des transformants féminins » |
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| *désert fleuve respirés (estampes et dessins d’Arman) L’Ariane, 2005 |
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| « désert est livre de création grâce à celles qui vont d’une ville . à l’autre dans le vent qui les voile et dénude comme bouge l’horloge . d’aiguille ou sable » |
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| *Herbe hors d’elle (lithographies d’Anne Slacik) Rémy Maure, 2006 |
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| « herbe folle qui te sembla fit le semblant et te clôtura tu te mouvais libre et inventais chaque semaine et mois appelais le vent qui te soufflait là où tu respirais et souffle te portait vers là où toi tu es jardin mouvant qui va vers ça qui tu es » |
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| *Ode Europe Imprimerie nationale, 1992 |
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| *Verres Seghers/Laffont, 1977 |
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| « Mains touchées par des mains mains et veines croisées —dans un corps parviennent de l’autre des liquides liquides et chairs croisées solides et sang changés vont tout enchevêtrant obliquement les yeux passent de main en main vins et aliments mains et doigts allant dans le sens des yeux remontant se poser sur la peau et les doigts » |
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| *Couleurs pliées Gallimard, 1965 |
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| « ce qui le parcourt ne peut être rassemblé ce qui ne peut se dire traverse et disperse — prise en mains, et au piège du langage et du fer tenue écartelée ce qui se prononce |
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